
L'église, son origine...

|  | Elle fut construire entre 1851 et 1855 sur l'emplacement de l'ancien édifice démoli. Son plan est agrandi du côté du chevet. Son style XIX ème siècle reste dans l'optique du "Gothique Viollet le Duc", simplifié.
Son architecture représente un ensemble cohérent (Vitraux tréflés ou quatre-feuilles; chapiteaux ou choux frisés). Le clocher carré est couronné d'une rambarde et de pinacles fleuronnés, lui donnant un aspect de tour médiévale.
L’église est plus vaste que sa devancière et son clocher de lave grise domine fièrement tout le bourg d’Aubière, massé de part et d’autre de l’Artière. Dès le début de l’année 1871, la Municipalité décide de faire dresser une flèche sur le clocher. La construction est exécutée rapidement. Mais, le 16 mars suivant, la flèche, dont le maintien est sans doute encore mal assuré, est enlevée par une rafale de vent sous l’orage. Elle s’écrase sur le parvis nord de l’église ne faisant que des dégâts matériels, dont la croix en pierre de Volvic. Le 1er avril, la Municipalité ne se décourage pas et prend la décision de la reconstruire, après avoir évoqué l’idée de construire une coupole en fer. Reste à trouver les fonds. Les paroissiens aubiérois puiseront dans leurs cassettes pour permettre à la Fabrique (association de laïcs qui gère les biens de la paroisse, sous la houlette du curé) de reconstruire la flèche dès le mois de mars 1875. Le 9 novembre de la même année, alors qu’une tempête sévit sur la majeure partie de la France, le vent violent, qui souffle dans la matinée, fait chuter l’ossature de la flèche sur la toiture de l’église. Elle traverse la voûte, brise un christ et des chaises à l’intérieur de l’église. Jeanne Bourcheix, qui se recueillait à ce moment-là, a la peur de sa vie ! Elle est indemne. Dans les jours qui suivent, des rumeurs laissent entendre que la malveillance est à l’origine de l’accident. Un des câbles qui retenaient la flèche en construction aurait été coupé. L’enquête montrera qu’il n’en était rien. La reconstruction de la flèche se pose de nouveau. Cette fois-ci le conseil municipal se décide pour la coupole en fer, et promet que la commune participera aux frais. Mais la Fabrique s’y oppose car « les règles de l’architecture ne permettent pas d’élever une coupole sur le clocher qui est gothique ». La flèche est reconstruite. L’ouragan de 1879 dégarnit la couverture de l’église ; la flèche résiste. A partir de 1880, on refait les peintures ; des paroissiens, tel Amable Bayle (fondateur de la société de musique La Gauloise), offrent de nouveaux vitraux plus colorés. Le 31 mars 1923, on installe une horloge électrique : c’est ainsi que disparaît le sonneur, qui avait pourtant la réputation d’être plus précis qu’une… horloge. Les travaux d’entretien se succèdent ainsi jusqu’en 1948. Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, la foudre s’abat sur le clocher, déclenchant un incendie. La flèche s’effondre sur la maison Prugne, la croix traverse le toit et fracasse la table de la cuisine ! La flèche ne sera jamais reconstruite. |

Les Fêtes du Centenaire de l'église (1955)

|  | En 1955, la paroisse d’Aubière a décidé de fêter son centenaire et beaucoup de quinquagénaires pourront se reconnaître dans les enfants qui ont participé à cette manifestation. Les festivités durèrent trois jours : les 23, 24 et 25 septembre 1955, et nécessitèrent beaucoup de bonnes volontés. La partie spirituelle de cette célébration fut organisée par le clergé local, M. l’abbé Champeyroux, curé, et M. l’abbé Pouzet, vicaire avec le concours d’un éminent conférencier, Mgr Guérin, prélat de Sa Sainteté. Ce dernier, qui avait prêché dans les plus grandes cathédrales de France et du Canada, assura plusieurs conférences et homélies des diverses messes et Saluts du Saint-Sacrement. Le samedi soir, à l’église, en présence de Mgr de la Chanonie, évêque de Clermont, les enfants du catéchisme illustrèrent l’Évangile par une série de tableaux vivants, soigneusement mis au point par Mme Suzanne Toye et sa sœur, Mlle Marie Antoinette Bernard. Le dimanche, après la messe de communion et la grand’messe solennelle, honorées de la présence de Mgr de la Chanonie, un repas fraternel, autour de ce dernier, réunit les hommes et jeunes gens de la paroisse, autour des personnalités civiles et religieuses. M. Ernest Cristal, Maire d’Aubière, porta un toast à sa bonne ville et parla de l’église comme l’un des monuments importants de la Commune, vers lequel se rendent toujours les touristes. M. Pierre Bourcheix, Président de la Cave Coopérative d’Aubière, termina la série d'allocutions par une brillante improvisation à la gloire des vignerons. Enfin, l’après-midi, place aux divertissements, avec le grand défilé historique et folklorique, nécessitant le concours d’un grand nombre d’Aubiérois et mobilisant diverses associations d’Aubière, sous l’impulsion de M. Marc Bourcheix, de l’Union Fraternelle d’Aubière. Dans les rues, décorées pour l’occasion, se succédèrent des personnages historiques ayant visité notre terroir : - Vercingétorix, caracolant en tête de cortège, sur un splendide cheval de selle, suivi de quelques soldats romains, en mémoire de la victoire de Gergovie - Napoléon III et l’impératrice Eugénie qui visitèrent l’Auvergne en 1862. - Le Président Fallières qui vint à Clermont vers 1910. Puis des personnages locaux, tels que le « grand Mable » et « Farinade ». Suivaient une noce auvergnate, le char des vendangeurs, celui des vignerons (avec trognes assorties), accompagnés de Saint-Verny ; le char de la maquette de l’église ; le char du souvenir « Deuils et Gloire » avec les combattants des guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945 ; et le dernier char « Pax Christi » avec sa nuée d’enfants, personnalisant la Paix répandue sur le Monde. La chorale paroissiale assurait les cérémonies religieuses et l’Harmonie d’Aubière rappelait aux Aubièrois, pendant le défilé, le passé musical de la Commune, sans parler du « Chant du Centenaire », composé pour l’occasion par un poète inconnu, …sur un air connu… mais, lequel ? Le dimanche soir, après la dernière conférence, à la Salle des Fêtes de la Mairie, ayant pour objet le Canada, il ne restait plus aux Aubiérois qu’à attendre le prochain centenaire, en espérant que pendant longtemps encore leur église accompagnera les évènements marquants de leur vie. |

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